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DE L'AFFAIRE BETTENCOURT-WOERTH AU SARKOGATE Juste retour des choses, Nicolas Sarkozy issu du système gaullo-pasqualo-mafieux dont il a été l'avocat (1), est rattrapé par l' «affaire» et se trouve mouillé jusqu'au cou. À qui fera t'on croire que Florence Woerth, engagée par Patrice de Maistre, le conseiller fiscal de Liliane Bettencourt, pour l'épauler, n'était pas au courant des comptes en banque de celle-ci en Suisse, pas plus que son mari Eric Woerth ?! À qui fera t'on croire que celui-ci, avec sa double casquette, de trésorier de l'UMP et de ministre du Budget puis ministre du Travail de Sarkozy, auteur des accords contraignants envers la Suisse, pour traquer les avoirs français dans ce pays, n'était pas au courant des comptes de Mme Bettencourt...?! Éric Woerth n'a-t-il pas bénéficié du vol de «listings» de 3.000 comptes français en Suisse, alors qu'il était ministre du Budget, ce qui avait provoqué l'indignation des Suisses ...?! Curieusement personne ne s'est souvenu de ce scandale. À qui fera-t-on croire que Nicolas Sarkozy qui supervise tout, sans lequel rien n'est décidé, jusqu'à empiéter sur le prérogatives de son propre premier ministre, n'était pas au courant ...?! Aussi lorsque l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, interrogée le 6 juillet par Fabrice Lhomme de Média Part déclare que : «Patrice de Maistre avait remis à Eric Woerth une enveloppe avec 150.000 euros, à l’attention de Nicolas Sarkozy pour sa campagne présidentielle, dont 100.000 provenaient d’un compte en Suisse où il était allé les chercher», on a tendance à la croire. D'autant qu'elle s'appuie sur des notes personnelles sur lesquelles elle notait toutes les sorties d'argent dont les sommes versées à Sarkozy lorsqu'il était maire de Neuilly. Ce n'est pas tellement le fait de découvrir que la campagne présidentielle de Sarkozy a été financée par de généreux donateurs, qui pose problème. C'est le fait que cet argent venait de comptes en Suisse, alors qu'Éric Woerth qui l'a reçu pour le compte de Sarkozy, pourchassait dans le même temps, les avoirs français en Suisse. Or non seulement Liliane Bettencourt n'a pas été inquiétée, mais en outre le ministère des Finances lui a rétrocédé 30.000 euros à l'abri du « bouclier fiscal » ! L'amusant de l'affaire, si on peut dire, est que Xavier Bertrand patron de l'UMP et par ailleurs dignitaire du Grand Orient , accuse Média Part du gauchiste Edwy Plenel de « fascisme », terme utilisé comme une insulte. On peut ne pas aimer le fascisme, mais pour ce qui est de l'honnêteté, nos responsables politiques pourraient prendre exemple sur lui. Argument suprême, François Fillon, Xavier Bertrant, François Baroin en appellent à la démocratie ! Or cette affaire est la parfaite démonstration que par son vice interne, elle évolue toujours en ploutocratie, car qui tient l'argent, tiens la grande presse qui fait les élections... La révolution inattendue apportée par Internet fait qu'il existe maintenant une presse indépendante qui peut exister avec peu de moyens, d'où la succession de scandales qui sortent par ce biais. Lorsque l'on se souvient de l'affaire des rétro commissions dans la vente des sous-marins au Pakistan, qui devaient servir au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre du Budget; de la réception au Fouquet's des riches donateurs au lendemain des Présidentielles, etc…, on comprend que Ségolène Royal ait pu déclarer le 6 juillet sur Public Sénat : «Eric Woerth fait ce que Nicolas Sarkozy lui a dit de faire (...), il était au courant de tout». «Il faudrait plusieurs kärchers pour nettoyer le «système» Sarkozy». Le bling-bling «people» de Sarkozy et du monde interlope dans lequel il baigne avec sa Carla, coûte cher au contribuable, d'où les sondages désastreux pour l'occupant de l'Élysée, à peine 26% de satisfaits. D'où la réponse à la question de l'institut de sondage BVA. Pour 54% des interrogés, « les hommes politiques sont généralement corrompus ». Or c'est le Système qui veut ça, les hommes politiques, en démocratie, étant tenus par ceux qui " les font ". Telles sont les conséquences de la démo-ploutocratie que même J-J Rousseau, tardivement, avait pressenti dans son Contrat social : «S'il existait un peuple de dieux, la démocratie lui conviendrait». Il est étrange que Nicolas Sarkozy, tout en défendant officiellement Eric Woerth, laisse ou fait dire par le porte parole de l'Élysée, interrogé sur l'affaire de l'enveloppe, de s'adresser à Éric Woerth... Cela présage un largage. En attendant, la majorité joue aux vierges violées, dépose plaintes en diffamation sur plaintes et essaie de verrouiller en confiant l'enquête sur la véracité des révélations, au procureur Philippe Couroye, nommé par Sarkozy, tandis que l'opposition réclame une enquête indépendante... On comprend que sur Audio France Info , le 7 juillet, l'ancienne magistrate Eva Joly ait déclaré : «Nous sommes dans une crise institutionnelle» ! Cette crise ira-t-elle jusqu'à la démission de Nicolas Sarkozy? Vu la tournure de l'affaire ce serait logique, mais nous pensons qu'il s'accrochera coûte que coûte, espérant l'oubli avec les vacances et en verrouillant le judiciaire, car s'il démissionnait, il ne sera plus couvert par l'immunité présidentielle. Par contre, après les démissions de Christian Blanc et d'Alain Joyandet, bien maigres et insuffisants fusibles , c'est Woerth qui sera sacrifié. Reste à savoir ce que feront les « sacrifiés ». Observeront-ils la loi du silence du « milieux » ou bien ulcérés, vendront-ils la mèche ?! (1) P.P. d'Assac. Editions de la Société de Philosophie Politique, |
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