LE NATIONALISME FRANÇAIS
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ANALYSES ET CRITIQUES NATIONALISTES

I - NATIONALISME ET JUSTICE SOCIALE

Dans sa défense de la nation face à la ploutocratie du mondialisme cosmopolite, la réaction nationaliste s'attache bien évidemment à la Justice sociale .

En effet, sans justice sociale, pas de solidarité nationale; sans solidarité nationale pas de cohésion nationale et sans cohésion nationale pas de nation forte capable de défendre l'intérêt général.

C'est pour cette raison que le mondialisme cosmopolite avec ses deux visages - capitaliste et marxiste - suscite la lutte des classes, pour diviser pour mieux régner, pousse au brassage des populations par l'immigration afin de supprimer tout sentiment d'appartenance.

Par la disparition des nations, le mondialisme cosmopolite entend parvenir à la constitution d'un simple magma de consommateurs indifférenciés, aux besoins médiatiquement programmés.

L'une des premières mesures de la Révolution dite française et de ce qui se cachait derrière, a été de supprimer les corporations des Métiers en 1791 par la loi d'Isaac Le Chapelier et le décret Allarde .

Certes, on aurait pu admettre que la structure corporative devait complétée pour répondre aux développements de l'industrie.

Or ce que l'on constate c'est que non seulement les corporations étaient détruites sans être remplacées par une nouvelle structure de défense, mais qu'en outre, le législateur de l'époque interdisait toute reconstitution d'organisations de protection du monde du travail.

C'était ainsi livrer sans possibilités de défense, le monde du travail aux appétits du capitalisme naissant et de l'usure, que les corporations d'inspiration chrétienne, empêchaient.

C'est ce qui explique l'émergence d'un « socialisme à la française », quelque peu anarchisant d'ailleurs, avec les Proudhon, Toussenel , Sorel, entre autres, antisémites, parce qu'ils avaient compris quels étaient ceux qui inspiraient les législations qui favorisaient le capital face au travail.

C'est cette filiation, qui explique l'antisémitisme actuel de nombreuses organisations gauchistes ou d'extrême gauche, anarchisantes.

Ce qui est regrettable, c'est que si sur de nombreux points la critique « gauchiste » fait une juste critique des injustices, par contre elle n'en décèle pas les véritables causes et ses solutions sont utopiques et internationalistes.

Elle sert donc en définitive la démarche mondialistes.

On l'a très bien vu par l'évolution du terme « anti-mondialiste » en «  alter-mondialiste  » , ce qui démontre que, pour les inspirateurs de la réaction « gauchiste », c'est aussi un mondialisme qu'ils prônent.

Ce qui est retomber dans le marxisme.

Marx comprenant le levier que représentaient les justes revendications du monde du travail face aux abus du capital, récupérera ce mécontentement.

Il sera aidé par l'autre volet du cosmopolitisme, le capitalisme apatride, qui avait besoin d'un outil pour continuer son travail de sape contre les nations et la société chrétienne.

Ce sera le communisme.

René Sédillot dans son livre Le coût de la Révolution française constate :

“L'étranger a de bonnes raisons d'apprécier la Révolution française et de lui vouer quelque reconnaissance.

“ Mais les Français“  ?

De même A. Soboul, professeur à la Sorbonne, dans son livre Histoire de la Révolution française , constate lui aussi que l'abolition des privilèges, loin d'améliorer le sort des plus démunis, l'aggrave :

“Les ouvriers, payés en papier, virent leur pouvoir d'achat baisser“.

“Les classes populaires sombrent dans le désespoir, hommes et femmes tombent d'inanition dans les rues, la mortalité augmente, les suicides se multiplient".

Cette constatation renvoie à la conclusion de René Sédillot :

“La Révolution faite au nom de l'Égalité, a enrichi les riches et appauvri les pauvres" !

Nous ne sommes jamais sortis de cette logique perverse de la Révolution au service de la ploutocratie, de la pseudo démocratie tenue par l'argent.

En fait, la Révolution dite française, faite au nom du peuple, se révèle comme une révolution contre le peuple.

Ainsi, dans sa défense de la Nation et de l'intérêt des Français, en réaction contre les conséquences des faux principes de la Révolution - l'escroquerie démocratique et l'internationalisme cosmopolite qui prospère dessus - le nationalisme est nécessairement social.

Il est regrettable que le conservatisme bourgeois égoïste, trop souvent assimilé à la droite, ait laissé à la gauche le monopole du social, car la gauche ne fait qu'utiliser le social à ses fins de conquête du pouvoir en amusant les ouvriers avec des revendications mineures, mais qui aggravent et ravalent la condition ouvrière.

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CRITIQUE DE LA DÉMOCRATIE

“Dans toute tentative de régler la question sociale, écrivait Maurras dans Mes Idées Politiques, “l'abolition de la démocratie s'impose comme les précautions de l'asepsie dans le traitement des plaies”.

La démocratie est un facteur de division avec ses partis qui ne se préoccupent pas de l'intérêt de la nation, ni de ceux de son peuple, mais du seul intérêt du parti et de ce qui se cache derrière.

En fait, le “jeu” démocratique est une guerre civile permanente, une surenchère permanente, un mensonge permanent qui ne dure que le temps que le citoyen naïf croit aux promesses électorales et vote comme on l'a programmé.

José Antonio Primo de Rivera, devant les mêmes maux en Espagne, faisait dans ses Textos de doctrina politica , l'une des plus aiguës critiques de la démocratie :

“Les partis doivent disparaître.

“Personne n'est jamais né membre d'un parti politique ; par contre nous sommes nés membre d'une famille; nous sommes voisins dans une municipalité; nous peinons tous dans l'exercice d'un travail”

“Or, si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l'instrument intermédiaire et pernicieux des partis qui, pour nous unir en des groupements artificiels, commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?

Raisonnement à la clarté implacable qui démontre que, confrontés aux mêmes problèmes, aux mêmes maux, quel que soit le pays, ceux qui réfléchissent, concluent dans le même sens.

Cette critique irréfutable de l'escroquerie démocratique faite juste avant l'éclosion de la guerre civile espagnole en 1936 et avant son assassinat par les Rouges, n'a rien perdu de son actualité, car les maux de la démocratie, non seulement ne se sont pas atténués, mais ils se sont aggravés du fait de l'émergence du mondialisme cosmopolite.

Les responsables des partis, dits « nationaux », feraient bien de méditer l'analyse de José Antonio plutôt que de jouer au petit démocrate, toujours à l'affût de quelques voix de plus par une boutade, vite contredite par une autre, si l'effet électoraliste n'a pas été probant !

C'est ce manque de rigueur dans les idées, ce mépris des principes qui doivent régir la société, qui expliquent les défaites répétées de ce que l'on appelle la « droite nationale » qui croit toujours pouvoir parvenir au pouvoir sans avoir à former ses cadres doctrinalement, sans faire la critique nationaliste des faux principes de la Révolution.

Ils gâchent ainsi les énergies et découragent leurs meilleurs éléments.

Si les mêmes maux entraînent toujours les mêmes effets, ils entraînent aussi logiquement le même diagnostic, la même critique, le même traitement.

Si nous voulons régler la question sociale, condition nécessaire à la paix intérieure, à la solidarité entre Français, face au monde extérieur, si nous voulons redonner puissance et rayonnement à notre nation, il nous faut, comme le constatait Maurras, nous débarrasser du sophisme démocratique.

Il faut replacer le vote du citoyen dans son véritable contexte, celui de son activité sociale, dont il est à la fois, l'acteur, le témoin direct et le bénéficiaire.

À la démocratie inorganique , issue des sophismes de 1789, nous devons ré instituer la démocratie organique, par la représentation organique de la société au travers de l'organisation corporative et les corps intermédiaires détruits par la Révolution au bénéfice du capitalisme et de l'agiotage cosmopolite.

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NATIONALISME ET CONSTRUCTION EUROPÉENNE

On pourrait nous demander, pourquoi s'attacher au concept de nation dans un monde en perpétuelle évolution et transformation ?

On nous invoquerait aussi que « l'union fait la force » et que de ce fait il faut fondre toutes les nations d'Europe dans une grande nation européenne !

Cela, c'est la façade faite pour attirer les naïfs, mais qu'en est-il ?

La construction européenne démontre tous les jours qu'elle appauvrit les principales nations qui constituent l'Europe communautaire, au bénéfice de pays que l'on soutien par des subventions et qui ne peuvent que nous concurrencer.

Le comble de l'hypocrisie et du mensonge de cette Europe communautaire, voulue soi-disant pour nous rendre plus forts, est que par ses directives « libérales » , elle ouvre la porte aux produits originaires d'Asie au cinquième de nos prix, qui nous font concurrence.

Cette disparité de coût de production entraîne notre paupérisation, la disparition de notre industrie, de notre agriculture, de notre savoir faire industriel.

Ainsi, nos dirigeants, qu'ils soient de gauche ou de la droite libérale et gaulliste, trompent les Français en faisant semblant de combattre le chômage, alors que ce sont eux imposent les conditions de la disparition ou de la délocalisation de nos entreprises !

Dans le même temps, on impose aux principales nations d'Europe une immigration qui elle aussi a un coût, économique, social et sanitaire exorbitant, qui aggrave nos charges financières.

Il apparaît ainsi que cette pseudo-construction européenne n'est qu'une machine de guerre contre les nations européennes au bénéfice du mondialisme cosmopolite qui rachète à bas prix nos entreprises en faillite.

La solution pour faire obstacle au mondialisme cosmopolite, ne se trouve pas dans une utopique et artificielle construction européenne, au fallacieux prétexte que “l'union fait la force”, mais dans l'alliance entre pays compatibles et complémentaires, chacun gardant son indépendance nationale, pour défendre ses intérêts nationaux.

L'Histoire montre que les alliances durent ce que dure la compatibilité des intérêts.

Aucun traité ne lie définitivement.

La désaffection des peuples européens envers l'Europe supranationale et l'euro qui les ruine est telle, que Nicolas Sarkozy, cynique, recommandait dernièrement devant les instances européennes, que le « mini traité », camouflage de la Constitution européenne, sous le nom de Traité de Lisbonne , «  ne soit pas soumis à référendum populaire dans aucun pays d'Europe, sous peine de se voir rejeter ».

Tel est le respect de ces « bons démocrates » qui nous gouvernent envers la volonté populaire.

C'est par le biais de cette escroquerie intellectuelle que la volonté des Français qui avaient rejeté la Constitution européenne, aura été contournée en faisant accepter le Traité de Lisbonne par le Parlement.

Telle est la démonstration de la coupure entre le peuple et ses soi-disant représen - tants élus, soumis aux intérêts occultes du mondialisme pour lequel l'Europe commu - nautaire n'est qu'une étape vers la République Universelle, prônée par le mondialisme.

Voilà comment les peuples sont trompés, au bénéfice d'intérêts que ne sont pas les leurs, par des hommes politiques qui ne sont que les vecteurs de ces intérêts occultes.

Si l'on veut protéger nos emplois, face à une concurrence étrangère à bas coût, les frontières douanières doivent être rétablies avec des droits de douane compensatoires.

Se lamenter comme le font tous nos hommes politiques devant les délocalisations des nos industries, n'est que pure hypocrisie, car ce sont eux, par leur libéralisme économique de la « libre circulation » des biens et des personnes, qui engendrent ces délocalisations au détriment des ouvriers et des ingénieurs français qui perdent leurs emplois.

Il en découle un chômage croissant, en dépit du traitement social de celui-ci, qui n'en réduit le chiffre qu'artificiellement.

Le chômage effectif croissant, aboutit à l'aggravation de la charge fiscale de ceux qui travaillent encore et les appauvrit à leur tour.

Face à l'Europe supranationale voulue par le mondialisme cosmopolite, le refus de la Constitution européenne, sous quelle forme que ce soit, et le refus de l'Europe supra- nationale, sont les conditions nécessaires à notre survie.

La nation est la plus grande structure dans laquelle le citoyen peut encore s'exprimer et se défendre.

Une structure plus grande échappe à son action et de même qu'une structure plus petite n'est pas assez forte pour s'opposer aux menées mondialistes.

C'est la raison pour laquelle le mondialisme cosmopolite pousse à la constitution de grands ensemble par fragmentation régionaliste des nations constituées.












   
Dernière mise à jour : 2avril 2010
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